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Une passion semblable pour la recherche de nouvelles
matières poussa aux Etats-Unis un jeune typographe de Starkey à
suivre les traces de Parkes. John Wesley Hyatt - tel était son
nom - avait lu à Albany, dans l'état de New York, un avis de
concours lancé par la société Phelan and Collander qui
produisait des boules de billard. Cet avis promettait un prix de
dix mille dollars à qui aurait développé un matériau pouvant
remplacer l'ivoire dans la fabrication des boules de billard, car
la matière première commençait à faire défaut.
A partir de 1863 donc, Hyatt se lança à corps perdu
dans la recherche de l' "ivoire artificiel" ou, de
toute façon, d'une nouvelle matière quelconque pouvant
répondre aux exigences des industries. En 1869 enfin, il obtint
un composé à base, justement, de nitrate de cellulose... comme
Parkes, quelques années auparavant. Et c'est ainsi que naquit le
Celluloïd, par un brevet déposé le 12 juillet 1870. La
première fabrique de la nouvelle matière plastique artificielle
s'appela Albany Dental Plate Company et fut fondée en 1870. Son
nom s'explique par le fait que l'un des tout premiers emplois du
Celluloïd fut expérimenté par les dentistes, heureux de
l'utiliser à la place du caoutchouc vulcanisé, alors très
coûteux et qui servait à obtenir les empreintes dentaires.
Deux ans plus tard, Dental Plate Company se transforma
en Celluloïd Manufacturing Company dont l'établissement se
trouvait à Newark dans le New Jersey. C'est la première fois -
nous sommes en 1872 - qu'apparaît le terme Celluloïd (dérivé
clairement de cellulose), marque déposée destinée à devenir
un nom commun pour désigner, en général, les matières
plastiques à base de cellulose, mais aussi d'autres plastiques.
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A suivre |